Apprendre par la pratique

L’apprentissage par la pratique serait-il le nouveau graal de l’enseignement ? Analyse.

L’apprentissage par la pratique, de l’économie à la pédagogie

Vous connaissez le proverbe : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron » ?

De la sphère économique, le learning by doing a peu à peu glissé vers la pédagogie. On l’a gratifié au passage de nouveaux noms, comme « apprentissage par la pratique » ou « pédagogie par l’action ». Mais le principe reste le même. Il s’agit de créer, d’expérimenter et de se tromper pour mieux apprendre

Apprendre par la théorie VS apprendre par la pratique

À l’école, la transmission directe prime. Le professeur dicte des savoirs. L’élève se contente de les mémoriser, puis est évalué sur leur restitution. En dépit de sa respectable sécularité, cette méthode a ses limites. En cause : la passivité entretenue de l’apprenant.e.

L’élève ne retient que 5 % de ce qu’il entend lors d’un cours magistral. En revanche, il est capable d’intégrer 75 % de ce qu’il a mis en pratique. Voilà qui va dans le sens d’une approche concrète de l’enseignement. Bref, seul l’engagement de l’apprenant.e semble mener au développement de compétences professionnalisantes. D’où l’intérêt de l’apprentissage par la pratique.

Pourquoi l’apprentissage par la pratique est-il si efficace ?

L’apprentissage par la pratique fonctionne parce qu’il gravite autour de la résolution de problèmes et de la notion d’erreur. Ici, se tromper n’est pas interdit. Au contraire ! A travers les échecs, l’élève affûte sa capacité d’analyse et apprend à trouver la solution en mobilisant ses propres ressources

Ce cheminement intellectuel que l’apprenant.e se construit lui ouvre la voie à la résolution d’autres problèmes avec des modèles similaires. Cela vous rappelle quelque chose ? La pensée computationnelle, bien sûr ! C’est pourquoi l’apprentissage par la pratique est tout indiqué pour la découverte de la programmation.

La théorie, bonne à mettre au rebut ?

Malgré les atouts de l’apprentissage par la pratique, la théorie n’en demeure pas moins un maillon essentiel du processus d’apprentissage. Elle fixe des repères qui jalonnent le raisonnement intellectuel lors de la mise en application. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil à la programmation. Avant de coder, on apprend aux élèves à cerner les spécificités du langage informatique.

Idem avec le solfège. Notons toutefois que tous les musicien.ne.s n’ont pas appris le solfège… ce qui ne les a pas empêchés d’exceller (pensez à Django Reinhardt) ! 

Les limites du learning by doing

Certes, l’apprentissage par la pratique développe le faire. Mais ne négligeons pas la profondeur du fossé qui sépare le faire… du savoir-faire ! La pratique autodidacte menace d’entraîner l’élève sur des voies inadaptées ou d’enraciner de mauvais réflexes. Il existe également un risque que l’apprenant.e se contente d’être actif et non acteur. C’est-à-dire qu’il recopie des modèles sans réfléchir au lieu de construire son apprentissage à partir de ses propres expériences. Et là, on sort de l’apprentissage par la pratique.

Confucius l’a dit : « Apprendre sans réfléchir est vain, réfléchir sans apprendre est dangereux. » Aussi, l’apprentissage par la pratique doit absolument aller de pair avec un cadre pédagogique. À tout moment de son parcours, l’apprenant.e gagnera à bénéficier des conseils d’un guide et d’un retour sur ses actions. C’est à cette seule condition que le learning by doing portera ses fruits. 

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